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Le couple : la cerise sur le gâteau

Faut-il être en couple pour être heureux(e) ?

Je vois autour de moi des personnes célibataires à la recherche de l’amour avec un grand A qui ne sont pas heureuses, et qui pensent qu’elles ne seront pas heureuses tant qu’elles n’auront pas rencontré quelqu’un(e). Mais pourquoi attendre pour être heureux(se) ?

Je me suis donc posé la question suivante : avons-nous besoin d’être en couple pour être heureux ? 

Célibat, je suis là 

Aujourd’hui, nous vivons avec la pression de rencontrer quelqu’un pour ne pas « finir célibataire » (On parle bien de l’image de la vieille fille avec ses chats ! ). Comme si être à deux était aujourd’hui devenu la normalité. 

Quand j’étais célibataire, dès que je croisais un homme, je me demandais « est-il célibataire ? Est ce qu’il me plaît ? Est ce que je pourrais vivre quelque chose avec lui ? » Parfois avant même d’avoir échangé un seul mot avec cette personne ! Je n’avais plus qu’un seul objectif : trouver quelqu’un. Vous vous doutez bien que dans cette situation, je n’ai jamais trouvé personne ! Tout simplement parce que je cherchais quelqu’un qui pourrait m’aimer et non quelqu’un à aimer. J’avais constamment besoin du regard de l’autre pour me sentir exister.

Ma maman m’a souvent répété « dans la vie, on est toujours tout(e) seul(e) ». Cette phrase m’a toujours semblée très dure et tellement pessimiste que je ne l’ai jamais vraiment comprise. J’y ai repensé pour cet article et je me rends compte maintenant qu’elle a complètement raison ! (Forcément, c’est normal, c’est ma maman ! ).

La seule personne avec qui j’ai la certitude de finir ma vie, c’est moi ! Dans ce cas-là autant me comprendre, m’accepter, m’aimer, pour arriver à me rendre heureuse. Parce que si je suis capable de vivre seule, je n’aurais plus cette peur constante de perdre l’autre, et ce même si je suis en couple.

Quand je dis être seul(e), ça ne veut pas dire être enfermé(e) chez soi, sous sa couette. Cela signifie tout de même d’être entouré(e) de sa famille, ses ami(e)s, ses proches, ses collègues, ses voisins… L’être humain est un être social qui s’épanouit en interagissant et en communiquant avec les autres.

1+1 = 1

Dans une précédente relation, je voulais ne faire qu’un avec mon partenaire. Quand j’étais loin de lui, j’avais l’impression d’être la moitié de moi-même, comme s’il me manquait quelque chose pour être bien. Je ne profitais de rien et je n’avais qu’une seule envie : le retrouver. J’étais très fière de ressentir cela, car cela voulait dire pour moi que mon partenaire me complétait et qu’il était indispensable à mon équilibre. En réalité, cela faisait surtout de moi une personne très dépendante, puisque j’avais besoin de lui pour avoir la sensation d’être pleinement moi-même. Je dis bien sensation parce qu’on a besoin de personne pour être soi. La dépendance déséquilibre le couple. Le dépendant est toujours en attente de ce que peut ou va donner le partenaire, et le partenaire se sent en permanence sous pression. 

La rupture a été très dure mais tellement constructive. Je me suis retrouvée, j’ai appris à savoir qui j’étais et ce que j’aimais. J’ai aussi compris que je suis une personne à part entière, que mon prochain partenaire serait lui aussi une personne à part entière, et qu’ensemble nous ferions 1 couple constitué de 2 personnes. 

Étant dépendante, je n’étais pas heureuse dans mon couple puisque j’attendais toujours quelque chose de mon partenaire. Je lui donnais la responsabilité totale de mon bonheur. En réalité, ce n’était pas lui qui ne me rendait pas heureuse, c’était moi. Et si j’estimais que le problème venait du couple, j’étais responsable puisque je restais dans ce couple. 

Nous sommes tous acteurs de NOTRE vie et nous sommes tous responsables de NOTRE bonheur. C’est à nous de trouver ce qui nous rend heureux(es). Il ne faut rien attendre de l’autre. Plutôt prendre ce qu’il a à nous offrir. Aujourd’hui, je vois mon partenaire comme la cerise sur le gâteau. Ma vie est belle et je suis heureuse seule, mais avec lui, c’est encore mieux !

Il y a une grande différence entre la dépendance affective et l’autonomie affective.
La dépendance affective, c’est d’avoir besoin d’être toujours avec l’autre. 
L’autonomie affective, c’est d’avoir envie d’être avec l’autre tout en étant épanoui(e) lorsqu’il(elle) n’est pas à nos côtés.

Pour conclure

Je crois que depuis notre enfance, on nous pousse à aller vers les autres, à l’école, avec les activités sportives, la famille, les copains… Du coup, quand la solitude se présente à nous pour diverses raisons, on est triste, on la fuit et on la vit comme un énorme échec. Je pense que c’est important d’apprivoiser cette solitude et de savoir l’apprécier à certains moments. 

Parce que comme il est indispensable de savoir jouer du piano seul avant d’intégrer un groupe, cela me semble important de savoir vivre et d’être heureux(e) seul(e) avant de vivre et d’être heureux(e) en couple. 

Et une fois que l’on est bien dans sa vie et bien dans son couple, le bonheur est décuplé parce qu’il est partagé. 

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