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Comment être confiné(e) sans déprimer

Depuis l’annonce du confinement, je me pose la question de comment communiquer avec toi pendant cette période. Je ne souhaite pas en profiter pour “vendre” plus, alors ma première réaction a été de me dire, je ne change rien et je fais comme d’habitude. Sauf que je ne peux pas m’adresser à toi comme si de rien n’était. La situation est exceptionnelle et ce serait presque égoïste de faire comme d’habitude.

Alors j’ai décidé de prendre mon clavier et mon cœur pour te partager les idées que j’ai pour vivre cette période de confinement le plus sereinement possible.

Phase 1 : Accepter la situation

Difficile d’accepter comme l’a dit notre président que “Nous sommes en guerre”. C’est vrai, je ressens des émotions très étranges depuis hier. Au supermarché, je ne regardais pas les gens en face, je focalisais sur leurs déplacements pour me tenir éloignée d’eux. Mon voisin m’a demandé d’aller lui chercher quelque chose à la pharmacie, et je me suis réellement posé la question. Est ce que je rends ou non ce service… Est ce que je “prends le risque” de ressortir. Comme si j’allais me prendre 3 balles de fusil en sortant de l’immeuble.

Ma réaction m’a questionnée, je me suis vue face à mes peurs, à mon anxiété, à mon envie de me protéger. Je m’en voulais de cette réaction car j’avais de l’aider, ça me semblait être du bon sens. J’ai la sensation de n’être pas grand chose face à ce virus qui se propage si rapidement. Après cette période de panique (et un passage complet de mon corps et de l’appart au désinfectant), j’ai réussi à relativiser. J’ai la chance d’aller bien, mes proches aussi, je peux donc sortir pour des raisons nécessaires si je prends mes précautions.

Tant que je n’acceptais pas la situation, je luttais, je paniquais et je m’épuisais.

Face à ma réaction et à celles des autres, j’ai compris que chacun fait du mieux qu’il peut avec ses peurs et ses besoins.

On ne maîtrise pas la situation, alors autant l’accepter et se demander ce que pouvons nous tirer de positif dans ce confinement.

Phase 2 : Apprivoiser la solitude

Quand j’ai compris qu’il y allait avoir un confinement, j’ai pris peur. 2 semaines minimum juste avec moi-même, sans sortir, ni voir personne Euh… Vous êtes sûrs ? Je risque de m’entretuer avec moi-même (ou avec mon chat).
Puis, je me suis dit que c’était LE moment idéal pour travailler sur cette peur d’être seule. Surtout que Chéribibi rentre le soir. Donc, je peux quand même tenir la journée ! En plus, je bosse très souvent seule à la maison et j’adore ça. La seule différence, c’est que d’habitude, ce sont des journées choisies.

J’ai écouté ce podcast qui parle justement de la solitude et comment on peut apprendre à l’accueillir.

Pour bien vivre cette solitude, il faut que tu t’entendes bien avec toi ! Et pour ça, tu peux retourner voir l’article sur l’amour de soi.

Phase 3 : Nourrir ses besoins

En temps de confinement, on va assurer dans un premier temps nos besoins primaires : manger, boire, dormir, respirer. Il faut également penser à sa sécurité, en choisissant son lieu de confinement et en appliquant toutes les mesures de sécurité en cas de sortie.

Il est possible de nourrir également tes autres besoins. Tu peux entretenir des relations virtuelles avec d’autres personnes pour nourrir tes besoins d’appartenance. Des tas de solutions en ligne existent, alors autant en profiter.

Comment peux-tu t’épanouir à la maison ? Est-ce par des lectures, des films, des activités, des visites virtuelles de musées, des formations…
Pour aborder sereinement ces 15 jours, je te propose de réfléchir à la manière dont tu pourrais nourrir tes besoins.

Phase 4 : Adapter ses prioritésDéfinis tes priorités

Hier, j’ai eu beaucoup de mal à rester concentrée sur mon boulot. Je me disais qu’il y avait des choses bien plus important que cela à gérer. Que les gens ne se rendaient pas compte mais que si la planète nous fait vivre ça, c’est bien pour qu’on prenne conscience de la valeur des choses. Alors, je me suis demandé ce qu’était l’important pour moi face à cette situation :

  • savoir que ma famille et mes amis vont bien,
  • faire quelques courses pour tenir quelques jours (sans pour autant sortir du supermarché avec 3 caddies !)
  • me protéger et me rassurer car j’ai eu des petits coups de flippe, avouons-le
  • me rendre compte de tout ce qui se passe de beau en ce moment : le travail des soignants, la solidarité qui se met en place, les mesures prises aussi rapidement, toutes les initiatives qui ont été lancés pour améliorer notre quotidien en tant de confinement.
  • vivre au mieux cette période inhabituelle et savoir en profiter.

Phase 5 : Faire des projets

En confinement, les journées feront toujours 24H, mais si je réduis les déplacements et les sorties, j’aurais l’impression d’avoir plus de temps. Comment utiliser ce temps ? Je dis souvent que j’ai beaucoup plus d’idées et d’envies que de temps qu’il me faut pour les réaliser. Alors c’est le moment d’en concrétiser certaines !

Se former

On manque souvent de temps pour se former. C’est parfait ! Il existe plein de formations de qualité en ligne, qu’on peut suivre à son rythme. Pourquoi ne pas s’inscrire pour en suivre une qui t’intéresse ?

J’en ai déjà 2 en cours :

  • je suis le programme de formation Surf, crée par Marie Laanatza et Thomas Burbidge, qui m’apprend à gérer mon quotidien d’entrepreneure.
  • je me forme également avec Yéza Luca sur tout ce qui est rédaction de contenus. 

J’avais aussi mis de côté tout un tas de newsletters de Danilo Duchesnes pour “quand j’aurais du temps“. Je vais donc pouvoir étudier ça à mon rythme !

Se recentrer sur soi

Dans le quotidien, c’est parfois dur de trouver du temps pour soi. Pourquoi ne pas profiter de ce confinement pour s’apporter de l’amour ?Amour de soi

Avancer sur des projets de fond

Dans ma to-do list, j’ai des projets qui sont dans la case “important mais pas urgent”. Conclusion, ils passent toujours après l’urgent et les imprévus. Le rythme se ralentissant un peu, je peux prendre le temps d’avancer ces projets qui me tiennent à cœur.

Retrouver le plaisir des choses simples

J’ai envie de profiter de cette pause pour vivre l’instant présent et apprécier les choses simples : cuisiner un bon petit plat, faire de la confiture, des savons, m’occuper des plantes, jouer avec tes enfants si tu en as (pour moi, c’est le chat)… Ces activités que je n’ai pas toujours le temps de faire dans le quotidien et qui pourtant me plaisent beaucoup.

 

Une fois que j’ai eu listé tout ça. Je me suis dit que j’aurais jamais assez de temps pour tout faire !!!

Phase 6 : Ma journée idéale de “confinement”

Pour faire en sorte de garder le moral, la motivation et une certaine dynamique, j’ai établi une sorte de journée idéale en temps de confinement.

La voici :

Réveil et p’tit dej

1h de Miracle Morning : écriture, méditation, lecture, étirements…

Projets clients de graphisme

Pause midi : un peu de sport / lire ou consulter un contenu qui m’intéresse

1h ou 2 de formations

Développement de mon activité pour Du Bonheur en Barres : création de contenus, d’infographies, de formations, d’ateliers…)

Petit coup de fil à quelqu’un qui compte.

Puis, je prends le temps de faire des choses que j’aime : cuisiner, lire, regarder un film, jouer du piano…

Ce planning peut te paraître un peu rigide. Bien entendu, je l’adapterai au jour le jour si besoin. Cette trame me permet de me donner du temps pour tout ce que j’ai envie de faire et d’avancer, sans me laisser aller à passer ma journée sur netflix.

Phase 7 : Partager

Prendre un buddy

La formation Surf, m’a aussi permis de rencontrer des gens. Et particulièrement deux personnes : Cibee et Yohanna. Toutes les 3, on s’est choisies comme partenaires de responsabilité (le mot fait peur, mais le concept est très cool).

On s’appelle une heure chaque vendredi. On fait le bilan de la semaine :

la météo du jour

les pépites qu’on a rencontrées (ce qui s’est passé de génial)

les cailloux (ce sur quoi on a eu des difficultés)

les objectifs de la semaine d’après.

Ensuite, c’est le co-dev. L’une de nous exprime une problématique qu’elle rencontre et on trouve ensemble un tas de solutions. Chacune des problématiques touchent de près ou de loin les deux autres. Toutes les 3, on s’inspire, on se recentre, on se comprend. Parfois, on se dit qu’on va avoir du mal à caser une heure dans le planning et pourtant, après cette heure-là, on a finalement gagné du temps. On se rebooste, on se motive, on s’apaise.

3 hypersensibles, créatives et passionnées de développement personnel, ça donne un trio de choc !

Tu peux faire ça avec une ou deux personnes avec qui tu sens que tu as un bon feeling, des valeurs communes, et l’envie d’avancer avec eux. Des personnes qui te poussent vers le haut.
Dans cette vidéo, Thomas t’explique plus en détail, le concept d’un partenariat de responsabilité.

Innover

Oui, on est enfermé chez soi, seul. Mais on peut s’entourer. Propose des pauses cafés en vidéos, des soirées jeux de société en ligne, créé des groupes de discussions, partage des recettes, des films, des livres. Sois créatif et trouve des solutions pour ne pas te sentir seul. Au final depuis hier, je me sens beaucoup moins seul que les jours où je décidais de bosser à la maison.

Et après ?

J’ai envie de prendre cette période comme un message que la terre nous envoie. On est dans un monde où il faut toujours faire plus, toujours plus vite. Et cette pause qui s’impose peut nous permettre de voir que le monde peut vivre à un rythme un peu plus lent, qu’on peut vivre en consommant un peu moins si on réfléchit à ce qu’on a vraiment besoin. Prendre le temps de se recentrer sur soi et sur l’essentiel. Ce qui est important pour nous, ce dont on a besoin, ce et ceux qu’on aime.

 

Et toi, comment vis tu ce premier jour de confinement ? Aimerais-tu en profiter pour faire quelque chose de particulier ? N’hésite pas à nous le partager, on peut se motiver ensemble pour le réaliser.

Commentaires (4)

  • Niko Ethoré

    Un article qui fait du bien :). Je prendrai le temps de lire tout ça en détail ce soir. Merci Sophie 😉

    répondre
  • Vanessa

    Bonsoir Sophie ! Nous nous étions rencontrées lors du talk-show aux Galeries Lafayette d’Annecy 🙂
    Pour ma part le télétravail occupe mes journées (depuis jeudi dernier), et me permet de garder un lien social via les groupes WhatsApp et autres Skype ! Je suis reconnaissante d’avoir une entreprise et des collègues au top.
    A côté de ça, j’ai décidé de mettre à profit ce confinement pour faire un grand tri / ménage chez moi (et il y a du travail : tendance acheteuse compulsive…) et pouvoir ainsi me sentir mieux (puisque je vais y passer tout mon temps ces prochaines semaines ^^), pouvoir inviter du monde après, voire même enfin déménager. J’avais du mal à me dégager du temps pour ça (soyons honnête il y a plus fun) alors je prends cette situation comme une “opportunité”. Et puis ça me permet de lever la tête des écrans !
    J’aimerais aussi en profiter pour faire des activités plaisir comme du DIY. Comme toi, j’ai parfois l’impression que je n’aurais pas assez de temps pour tout faire 😉
    Bon courage et au plaisir d’échanger,
    Vanessa

    répondre
  • Travel2leisure

    Je suis prestataire dans une entreprise, donc mon statut n’est pas reconnu et, jusqu’à lundi, ils avaient mis tout le monde en télétravail sauf nous. Finalement, ils nous ont dit de prendre nos ordinateurs fixes et nous ont renvoyés chez nous. Je ne le vis pas bien. J ai un métier qui permet très facilement le télétravail mais je l’ai toujours refusé car je n’arrive pas me concentrer. Là, je réponds à quelques mails et en même temps je joue aux jeux vidéo. Ca me déprime et je culpabilise. Je pense que je vais devoir me mettre en congé sans solde. S’il n y avait pas eu le travail ça aurait été le paradis de me confiner car je suis un grand asocial. M’enfermer chez moi pendant quinze jours sans que personne ne me fasse culpabiliser car je refuse toutes les invitations, pour moi c’est le rêve. Là, 18 heures, quand le boulot est officiellement terminé, je me mets dans mon canapé, je bouquine, je regarde des vidéos, c est la belle vie. Je parle à mes amis sur Discord, un logiciel utilisé à l’origine pour les joueurs mais que l’on peut utiliser pour la conférence. Je ne compte pas sortir du tout, même pour prendre l’air. Ce confinement est très important et il faut le faire le plus sérieusement possible. Pour une fois que la société m’encourage à rester chez moi, je suis plutôt fier de mon comportement. Mes seules inquiétudes concernent ma grand-mère, seule chez elle. Cela ne doit pas être facile pour elle mais on l’appelle tous chaque jour.

    répondre

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