J’ai trouvé ma place dans MA vie

J'ai trouvé ma place dans MA vie

Avant de découvrir il y a très peu de temps que j’étais hypersensible, j’avais tout le temps l’impression d’être en décalage avec les autres et de ne pas trouver ma place. En découvrant mon hypersensibilité, j’ai compris que c’était « normal » et j’ai appris à vivre avec en me disant que c’était une opportunité d’être différente.

Les sens et les émotions

J’ai un odorat très développé, il y a plein d’odeurs et de parfums que je ne supporte pas. Il y également des textures que je ne peux pas manger tellement elles me dégoûtent. Je peux rire et pleurer facilement, j’ai d’ailleurs tout le temps la larme à l’œil même si je la cache. Je prends également tout très à cœur. Ça me rend malade quand je sais que quelqu’un est malade, quand je sais qu’un autre à un problème, je n’en dors pas la nuit. Je suis vraiment très empathique.

Je me pose aussi beaucoup de questions. C’est très compliqué pour moi de prendre des décisions. Je vois toujours le pour, le contre, le pour du contre et le contre du pour et j’ai du mal à prendre la décision pour moi et non en fonction des autres.

Dans ma vie sentimentale

J’ai rencontré mon compagnon et le père de mes enfants à 21 ans. C’est le frère de ma meilleure amie de lycée. En tant qu’hypersensible je me pose toujours plein de questions : est-ce que je suis la bonne personne pour lui, est-ce qu’il est la bonne personne pour moi… Je me pose ces questions-là un peu tous les jours, pour autant, je me sens bien avec lui et j’espère que c’est réciproque.

Au départ, notre relation n’était qu’un « essai ». Comme c’était le frère de ma meilleure amie et qu’on avait beaucoup d’amis en commun, on voulait « que ça marche » avant de l’annoncer. Pour moi, c’était super bien que ce soit un essai. Je me disais « ça passe ou ça casse, on s’en fout ». Alors que pour mes autres relations, il fallait que j’assure.

Dans ma vie de maman

Mes 3 enfants sont également très sensibles.

Mon aîné vit sa vie et se fiche du regard des autres. C’est une réelle force à mes yeux, car du haut de mes 41 ans, j’ai encore du mal à le faire. Il se pose beaucoup de questions et repère rapidement quand quelqu’un ne va pas bien. Pour autant, il est très timide et n’ose pas lui demander. Il me demande à moi.

Je dirais que ma deuxième fille a eu de la chance dans sa malchance. Dès son plus jeune âge, elle a eu beaucoup de soucis de santé qui l’ont en quelque sorte obligée d’apprendre à se connaître. Aujourd’hui, elle se connaît extrêmement bien que ce soit physiquement ou émotionnellement. Quand elle craque et que c’est trop pour elle. Elle le dit. Certes, ce n’est pas forcément dit de la bonne manière, mais c’est dit.

Ma petite dernière est sûrement aussi très sensible. Elle vit tout à 6 000 %. Quand elle rit, on dirait une folle et c’est génial parce qu’elle est pleine de vie. Et quand elle est en colère, ou triste ou qu’elle s’en veut, là, c’est dramatique. On sent qu’elle est au 36ème dessous.

Les aider à trouver leur mode d’emploi

J’essaie d’apprendre à mes enfants à trouver « leur truc » pour arrêter de se poser toutes ces questions. Il y en a un qui fait du sport quand il va moins bien. Une autre qui a besoin de s’isoler de ses amis quand elle a besoin. La troisième cherche encore ce qui pourrait la calmer, mais arrive déjà à dire pourquoi elle est triste, en colère ou autre. J’aurais aimé connaître ça à cet âge-là, ça m’aurait évité un burn-out à 37 ans.

L'essentiel pour se comprendre - Développement personnel - Assemble ton mode d'emploi

Trouver ma place professionnellement

Mes études

Le choix de mes études a été compliqué. Je voulais être enseignante ou juge d’instruction.

Enseignante, car j’ai toujours adoré les enfants, jouer à la maîtresse et apprendre aux autres.

Juge d’instruction, car j’adore les enquêtes ! J’aime connaître les gens, leur poser des questions et comprendre. Ça m’évite d’imaginer tout ce qu’il se passe et c’est très reposant. Dès petite, je me révoltais et je luttais contre toutes les injustices. Un de mes profs disait à mes parents que je serais « avocate des causes désespérées ».

Je me suis effectivement lancée dans le droit, mais à la fin de la deuxième année, j’ai compris que ce n’était pas ce que je voulais faire. Apprendre tout par cœur ne me convenait pas, j’avais besoin de mettre les choses en pratique et de voir à quoi elles allaient me servir.

Mes premières expériences

J’ai ensuite fait du management et de la gestion dans le transport et la logistique. Rien à voir ! J’ai un peu fait ça par esprit de contradiction, car c’était un milieu d’hommes et je voulais montrer que les femmes pouvaient le faire. Je suis devenue responsable d’exploitation, j’ai managé plus de 25 hommes d’environ 45 ans. Puis j’ai changé de poste dans cette même entreprise.

Être une maman qui travaille

Quand on a voulu avoir un enfant, on m’a dit que j’étais trop active et stressée et qu’il fallait que je me calme. J’ai donc démissionné pour travailler en intérim à des postes moins énergivores.

Ensuite, mon bébé est arrivé. Au bout de 4 mois, je commençais à m’ennuyer à la maison. J’ai donc trouvé un nouveau travail dans un Conseil général. Je me suis dit que ça allait être génial parce que j’aurais des jours de congés, des vacances et des horaires sympas, sauf que je faisais beaucoup de route, et ça, c’était beaucoup moins sympa.

J’ai trouvé un autre travail de responsable marketing et développement dans un réseau de transports urbains. Les journées étaient très chargées. Je culpabilisais beaucoup de laisser mon enfant à quelqu’un toute la journée et de ne le voir que le matin. Au bout de quelque temps, j’ai arrêté et on a lancé la deuxième.

J’ai ensuite été assistante administrative à 80%, je m’ennuyais un peu au travail, mais le soir, j’étais à 100% avec mes enfants et mon conjoint.

Puis, notre troisième enfant est arrivée et j’ai choisi d’arrêter de travailler pendant 3 ans. Mais je vous le donne en 1000, je me suis un peu ennuyée ! J’avais la sensation de ne plus utiliser mes capacités à 100%. On m’a alors proposé un temps partiel en tant que responsable marketing dans une industrie. J’ai démissionné au bout de 2 ans, car j’avais la charge de travail d’un temps plein à essayer de faire rentrer dans un temps partiel.

Quand je dis que je m’ennuie professionnellement, c’est que souvent, je ne suis pas en accord avec les valeurs de l’entreprise. Au bout d’un moment, je ne peux plus me sur-adapter.

La pause s’impose

Après 4 ans et demi à la maison où j’ai fait plein de choses : m’occuper de mes enfants, du bénévolat dans des assos et en tant que parents d’élèves, organiser des cafés de maman, de la couture, une formation en relecture/correction, des ateliers d’écriture, de la cuisine… J’ai souhaité retravailler. Mais je ne voulais pas non plus TROP travailler. Je tenais à continuer d’aller chercher les enfants à l’école, d’être là si besoin pour les vacances scolaires… Aujourd’hui, je donne des cours et je lance mon activité de rédactrice web et papier. Je veux pouvoir m’éclater en écrivant. Et si je m’ennuie, j’ai plein d’autres idées.

J’ai trouvé ma place

Personnellement, j’ai trouvé qui j’étais et ce que je voulais.

Professionnellement, je m’intéresse à beaucoup de choses et je suis très généraliste. L’enseignement me plaît parce que je peux faire des recherches pour mes élèves et mon activité. Ça a été compliqué de trouver ma place dans ma vie parce que je pense qu’on a tous une éducation et des carcans différents. En tant qu’hypersensible, j’ai absorbé beaucoup de choses et je me suis créé pas mal d’obligations dans ma tête.

Je me suis faite coachée par Sophie du Bonheur en barres et ça m’a permis d’apprendre à faire les choses pour moi, sans me poser trop de questions. Maintenant, ça m’arrive encore de culpabiliser, mais je fais les choses pour moi avant tout et c’est plus facile à assumer et à vivre même si je peux me planter.

Un conseil ?

S’affranchir des barrières qu’on nous a imposées ou qu’on s’est imposées nous-même.

Et prendre la décision en fonction de soi et non en fonction des autres. L’expérience m’a prouvée qu’en faisant les choses pour les autres (déjà, il ne nous remercie pas forcément.), on se fait du mal et parfois, c’est dur de rebondir.

Sophie

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Hypersensible mode d'emploi : le livre

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Trouve sa place quand on est hypersensible
Sophie Koubbi, thérapeute de couple, sexothérapeute, coach certifiée, coach sur l'hypersensibilité, coach pour hypersensible, auteure, illustratrice,thérapie de couple, therapie de couple, sexothérapie, sexotherapie, thérapeute de couple, therapeute de couple, sexothérapeute, sexotherapeute, consultation couple, accompagnement couple, suivi couple, thérapie conjugale, therapie conjugale, relation de couple, crise de couple, conflits de couple, communication dans le couple, communication conjugale, gestion des conflits, dispute de couple, séparation, rupture amoureuse, couple en crise, jalousie, infidélité, adultère, confiance dans le couple, reconstruire la confiance, dépendance affective, attachement amoureux, styles d’attachement, thérapie imago, désir dans le couple, baisse de désir, perte de désir, désir sexuel, libido, trouble du désir, différence de libido, sexualité du couple, sexualité épanouie, blocage sexuel, troubles sexuels, douleur pendant les rapports, dyspareunie, vaginisme, anorgasmie, éjaculation précoce, dysfonction érectile, rapport à la sexualité, intimité émotionnelle, intimité physique, connexion émotionnelle, reconnexion au couple, charge mentale dans le couple, parentalité et couple, couple après bébé, postpartum et couple, colère dans le couple, besoin affectif, besoins relationnels, estime de soi dans le couple, image corporelle et sexualité, consentement, relation libre, couple ouvert, polyamour, thérapie individuelle et couple, coaching relationnel, accompagnement thérapeutique, cabinet de thérapie de couple, thérapeute de couple taninges, sexothérapeute taninges, thérapie de couple taninges, sexothérapie taninges, thérapeute de couple haute savoie, sexothérapeute haute savoie, thérapie de couple haute savoie, sexothérapie haute savoie, thérapeute de couple vallée du giffre, sexothérapeute vallée du giffre, thérapie de couple vallée du giffre, sexothérapie vallée du giffre, thérapeute de couple samoëns, sexothérapeute samoëns, thérapie de couple samoëns, sexothérapie samoëns, thérapeute de couple morzine, sexothérapeute morzine, thérapie de couple morzine, sexothérapie morzine, thérapeute de couple les gets, sexothérapeute les gets, thérapie de couple les gets, sexothérapie les gets, thérapeute de couple cluses, sexothérapeute cluses, thérapie de couple cluses, sexothérapie cluses, thérapeute de couple marignier, sexothérapeute marignier, thérapie de couple marignier, sexothérapie marignier, thérapeute de couple sallanches, sexothérapeute sallanches, thérapie de couple sallanches, sexothérapie sallanches, Taninges, Vallée du Giffre, Samoens, Morillon, Les gets, Praz-de-Lys, Les Carroz,Annecy, Meythet, Pringy, Cruseilles, Seynod, Chavanod, Poisy, Villaz, Argonay, Saint Martin, Bellevue, Groisy, Allonzier-la-Caille, Epagny, Metz-Tessy, Cran Gevrier, Genève, Saint julien en genevois , Sévrier, Saint Jorioz, Talloires, Duingt, Doussard, Veyrier, Sillingy, Rumilly, Aix les bains, Evires, Cruseilles, Thorens-Glières, La Roche sur Foron, Saint Pierre en Faucigny, Bonneville, Marignier, Thyez, Cluses, Annemasse, Reignier, Haute Savoie, Rhône Alpes, Chambéry, Grenoble du bonheur en barre, du bonheur en barres, Sophie Koubbi, Sophie du bonheur en barres

Je suis Sophie.
Thérapeute de couple, sexothérapeute et coach.
J’accompagne celles et ceux qui souhaitent comprendre ce qui se passe dans leur relation et en eux.
(Accompagnement en couple & individuel, à Taninges et en visio)

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Sophie Koubbi — Thérapeute de couple, sexothérapeute, coach d'hypersensibles - illustratrice - Taninges
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