On me dit que j’aime trop

On me dit que j'aime trop

Pour moi, l’hypersensibilité, c’est de ressentir toutes les émotions vraiment intensément. C’est d’ailleurs très compliqué de se maîtriser quand elles sont si fortes. C’est comme en amour, c’est intense. On me dit d’ailleurs que j’aime trop. En voyant mes amis et ma famille, je vois que je ressens différemment les choses. 

Dans mes relations amicales ou amoureuses, ça se passe plutôt mal parce que je suis très possessif, et c’est très dur pour moi de partager. Quand j’aime une personne, je l’aime vraiment beaucoup et je « l’enferme » avec moi, alors qu’il faut que je la laisse respirer. Ma dernière partenaire m’a justement reproché de « trop l’aimer », de trop être qu’avec elle, de ne pas la laisser respirer. C’est dur pour moi d’entendre que j’aime trop, parce qu’aimer est la plus belle chose au monde. J’ai trouvé bizarre qu’on me demande d’arrêter d’aimer. C’est d’ailleurs ce qui a mis fin à cette relation.

La rupture

J’ai d’ailleurs très mal vécu la rupture. J’en souffre encore aujourd’hui. Notre relation a duré deux ans et demi. Quand elle m’a quitté par téléphone, j’ai eu un sentiment horrible. J’avais tout construit avec elle, c’était comme le pilier de ma vie qui s’effondrait. J’ai beaucoup pleuré les premiers jours et après cela, j’ai arrêté de pleurer. Comme si la tristesse s’était refermée en moi. Aujourd’hui encore, je sens cette tristesse, mais je n’arrive pas à l’évacuer.

Je ne suis plus en contact avec elle, car je sais que si je reprends contact, je vais attendre plus. Je voudrais que quelque chose se reconstruise. Par exemple, pour faire ce podcast, je lui ai fait un message pour savoir si elle était d’accord que je parle d’elle. Elle m’a répondu par quatre vocaux que j’écoute tous les jours. Le simple fait d’entendre sa voix, me fait du bien. Ça me fait sourire.

Je sais que c’est terminé, qu’il faut tourner la page, mais c’est dur. Je pense à elle tout le temps. Quand je rencontre une nouvelle personne, je veux qu’elle lui ressemble. Je veux l’identique bien que ce ne soit pas possible.

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Le besoin d’être aimé

Je ne cherche même pas forcément à trouver l’amour, mais plutôt à être aimé. J’ai besoin qu’on m’aime pour que moi, je m’aime.

Je suis malheureux quand je suis tout seul, mais quand je suis avec des gens que j’apprécie, je suis tellement heureux. Je fais plein de choses, mais toujours avec des gens. Quand je suis tout seul, je me pose trop de questions. Je m’interroge sur le fait de savoir si c’est vraiment ça d’être heureux. Si c’est vraiment ça que j’attends d’être heureux. Je me pose des questions sur mes amis, mon ex-copine… Ces questions me font du mal parce qu’elles me font repenser au passé, et ça me détruit. Dans ces moments-là, je ne pleure pas, mais je me sens mal. Pour pallier à ça, je parle à des personnes que je ne connais pas sur les réseaux, juste pour avoir une alternative.

Je n’en parle ni à ma famille, ni à mes amis, je garde ça pour moi. Je dis même que je me sens bien quand je suis tout seul, alors que pas du tout. C’est juste pour les rassurer parce que je ne veux pas qu’ils s’inquiètent. Je crois que je n’ai jamais vraiment passé une bonne journée seul.

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Je ne sais pas faire semblant 

Il m’est arrivé d’être avec une personne qui m’aimait beaucoup, mais ça n’a pas marché parce qu’en soit ce que je voulais, c’était juste recevoir de l’amour. Je ne dirais pas que je me fiche de la personne, mais j’ai du mal à donner de l’amour depuis ma rupture.

Suite à la séparation, j’ai rencontré une fille qui m’aimait trop. En trois semaines, elle m’avait déjà dit, je t’aime. Pour moi, ça allait trop vite et je me suis vraiment senti enfermé. J’avais la sensation de devoir l’aimer autant qu’elle m’aimait, mais ce n’était pas réciproque. Moi, je ne peux pas faire semblant d’aimer ou d’apprécier quelqu’un. C’est soit je l’aime beaucoup, soit je ne l’aime pas du tout. Je n’ai jamais eu de juste-milieu. Donc ça s’est terminé vite. Et elle s’est rendu compte juste avec mes messages hyper froids que j’avais un problème. Je voulais attendre qu’elle revienne de vacances pour lui en parler. Sauf qu’elle m’a demandé si je voulais la quitter. Je ne voulais pas lui mentir. Du coup, je lui ai dit… Même par message mes sentiments se ressentent et on peut savoir si je suis heureux ou pas. Là, elle l’a ressenti instantanément alors qu’on ne se connaissait pas plus que ça.

Il y a une semaine, on en a reparlé, elle m’a redit qu’elle m’aimait et qu’elle avait besoin de moi. Mais moi, je ne peux pas. Je suis incapable de l’aimer. Je le sais. Pourtant, je vois bien le miroir avec le fait que j’aime trop aussi.

Mes relations intimes

Quand je faisais l’amour avec mon ex-copine, c’était vraiment beau. J’étais à l’aise, j’étais confiant, c’était magique. Après elle, j’ai eu d’autres relations sexuelles avec des filles que je n’aimais pas. C’était horrible. Je n’étais pas à l’aise, je ne me sentais pas bien. J’ai réalisé que si je n’aime pas la personne, je ne peux pas avoir de relations sexuelles avec elle. Quand j’aime trop, l’intimité est aussi intense.

J’aime trop : ce besoin d’intensité

J’ai beaucoup déménagé, par conséquent, je n’ai jamais eu de gros liens amicaux, jamais vraiment de « vrais » potes. Par ma mère, je me sens beaucoup aimé, mais à part elle, je ne reçois pas d’amour ou alors pas comme je le voudrais. Je le voudrais intense comme moi je peux aimer. Enfin d’abord, il faut que j’aime cette personne, parce que sinon je ne peux pas. Avec mon ex, c’était intense au début et j’ai adoré ça. Et après, je l’ai trop aimé et ça a chuté. Moi, je veux que ça soit tout le temps comme le début. Que je passe tout mon temps avec cette personne, qu’on passe toutes nos journées ensemble justement parce que j’aime trop.

Mes amitiés

J’ai toujours rêvé d’avoir un groupe de pote parce que je pense que les amitiés sont mieux que l’amour. On se fait moins de mal dans les amitiés.

Je suis souvent avec des potes, mais ce sont juste des potes, pas des amis. Pour moi, c’est très différent ! Les potes, c’est quand on fait des soirées, où qu’on passe des moments légers où on rigole, mais on ne va pas savoir si la personne va bien. Alors qu’un ami, on peut parler de tout. On peut rigoler, pleurer dans ses bras… On peut tout faire. J’ai peut-être un ami, mais le reste, c’est que des potes.

L’amour de soi

Je ne m’aime pas forcément, parce que j’ai l’impression de trop penser à moi. J’ai trop besoin d’être heureux pour donner le bonheur que je donne. Du coup, je peux paraître égoïste parce que je veux être heureux. J’ai du mal à redonner l’amour qu’on me donne. Et ça me fait du mal de ne pas rendre heureuses les personnes que j’aime. Ce n’est pas forcément à moi de les rendre heureux, mais je sais que je peux rendre heureux des personnes. Ça a déjà été le cas et ça m’a fait beaucoup de bien parce que du coup, ça me rend heureux un petit peu. Mais depuis la rupture, je pense beaucoup plus à moi et je n’aime pas être égoïste à ce point-là.

L’amour à double tranchant

Ma relation de deux ans et demi avec mon ex était vraiment le meilleur moment de ma vie. C’est horrible de dire ça, parce qu’il y a aussi ma famille, mais je sais que pendant ces deux ans et demi, j’étais vraiment heureux. C’était pas toujours parfait non plus, mais je me sentais tellement à l’aise avec elle. On s’aimait tant. Aujourd’hui, je l’aime encore et je sais que je l’aimerais tout le temps.

C’est du vrai amour que j’ai ressentis. À la fin, c’est devenu un peu toxique, à cause de moi, et je regrette beaucoup. Je ne pouvais pas être sans elle. Au début, j’étais à l’école avec elle, on se voyait tous les jours, tout le temps. J’ai décidé de partir à Lyon pour mes études et c’est à ce moment là où tout s’est compliqué. Parce que c’était dur de passer de la voir tous les jours à une fois tous les week-ends. Moi, je voulais monter tous les week-ends. Elle, des fois, elle voulait être avec ses potes et c’est compréhensif. Sauf que moi, vu que je n’avais pas beaucoup d’amis, je voulais toujours être avec elle. Je ne voulais pas laisser toute seule. Quand je n’étais pas avec elle le week-end, j’étais malheureux. Je pensais trop à elle, je voulais la voir, lui envoyer des messages tout le temps. Elle n’a pas aimé.

Le sentiment d’aimer est tellement incroyable, et tellement horrible. Un jour, tu peux être heureux dans ses bras et passer tes meilleures journées, et l’autre jour, il se passe un petit truc et tu es malheureux comme jamais. Je me voyais déjà faire ma vie avec elle, mais je sais qu’on était beaucoup trop jeune. Quand elle m’a dit qu’elle ne se voyait pas avec moi plus tard, ça m’a fait un choc. Je me suis demandé à quoi ça servait qu’on reste ensemble si pour elle c’était juste éphémère.

Mon faux-self

Je réalise qu’il faut que je sois heureux tout seul pour être heureux avec quelqu’un. Elle m’a aussi appris à gérer mes émotions, à ne pas trop m’emporter, parce que si je m’emportais tout pouvait s’arrêter. Du coup, j’ai géré mes émotions, mais j’ai trop gardé pour moi. Et quand ça sortait, ça sortait beaucoup trop. Je me suis complètement adapté à ce qu’elle voulait. Je n’étais plus vraiment moi-même. On va dire que j’étais juste le mec qu’elle voulait. Enfin que je pensais qu’elle voulait.

Mon vrai-self

Maintenant, je me sens moi. Dans cette relation, je ne me sentais pas moi, mais j’étais heureux. Je pense que je peux être heureux en étant moi-même dans une relation. Il faut simplement trouver « la bonne ». Une fille qui m’accepte comme je suis. Je commence à m’accepter, à me dire qu’il faut que j’arrête d’être quelqu’un d’autre parce qu’un jour, je redevenir Maxence, et pas juste le mec que je veux montrer et ça peut ne pas plaire. Et donc, me faire encore plus de mal que maintenant. J’essaie d’être 100% moi-même. Le problème, c’est que je veux plaire à tout le monde, mais je ne peux pas. La solution, c’est que je devienne vraiment moi-même.

Je suis allé dans une école de cinéma parce qu’on n’a qu’une vie et que je veux réaliser mon rêve d’enfant. Celui d’être acteur. Ma sensibilité peut-être vue comme un atout, mais pas toujours, parfois les sentiments que j’ai ne sont pas ceux que le personnage doit incarner. On me dit alors que je « pousse trop ».

Aujourd’hui, je ne sais pas si j’aime trop, mais je sais en tout cas, que je ne peux pas mentir sur mes émotions. Je ne peux pas faire semblant pour quelque chose, je suis sincère. Pour moi, la sincérité, c’est la meilleure qualité.

Maxence

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On me dit que j'aime trop - confidence d'hypersensible
Sophie Koubbi, thérapeute de couple, sexothérapeute, coach certifiée, coach sur l'hypersensibilité, coach pour hypersensible, auteure, illustratrice,thérapie de couple, therapie de couple, sexothérapie, sexotherapie, thérapeute de couple, therapeute de couple, sexothérapeute, sexotherapeute, consultation couple, accompagnement couple, suivi couple, thérapie conjugale, therapie conjugale, relation de couple, crise de couple, conflits de couple, communication dans le couple, communication conjugale, gestion des conflits, dispute de couple, séparation, rupture amoureuse, couple en crise, jalousie, infidélité, adultère, confiance dans le couple, reconstruire la confiance, dépendance affective, attachement amoureux, styles d’attachement, thérapie imago, désir dans le couple, baisse de désir, perte de désir, désir sexuel, libido, trouble du désir, différence de libido, sexualité du couple, sexualité épanouie, blocage sexuel, troubles sexuels, douleur pendant les rapports, dyspareunie, vaginisme, anorgasmie, éjaculation précoce, dysfonction érectile, rapport à la sexualité, intimité émotionnelle, intimité physique, connexion émotionnelle, reconnexion au couple, charge mentale dans le couple, parentalité et couple, couple après bébé, postpartum et couple, colère dans le couple, besoin affectif, besoins relationnels, estime de soi dans le couple, image corporelle et sexualité, consentement, relation libre, couple ouvert, polyamour, thérapie individuelle et couple, coaching relationnel, accompagnement thérapeutique, cabinet de thérapie de couple, thérapeute de couple taninges, sexothérapeute taninges, thérapie de couple taninges, sexothérapie taninges, thérapeute de couple haute savoie, sexothérapeute haute savoie, thérapie de couple haute savoie, sexothérapie haute savoie, thérapeute de couple vallée du giffre, sexothérapeute vallée du giffre, thérapie de couple vallée du giffre, sexothérapie vallée du giffre, thérapeute de couple samoëns, sexothérapeute samoëns, thérapie de couple samoëns, sexothérapie samoëns, thérapeute de couple morzine, sexothérapeute morzine, thérapie de couple morzine, sexothérapie morzine, thérapeute de couple les gets, sexothérapeute les gets, thérapie de couple les gets, sexothérapie les gets, thérapeute de couple cluses, sexothérapeute cluses, thérapie de couple cluses, sexothérapie cluses, thérapeute de couple marignier, sexothérapeute marignier, thérapie de couple marignier, sexothérapie marignier, thérapeute de couple sallanches, sexothérapeute sallanches, thérapie de couple sallanches, sexothérapie sallanches, Taninges, Vallée du Giffre, Samoens, Morillon, Les gets, Praz-de-Lys, Les Carroz,Annecy, Meythet, Pringy, Cruseilles, Seynod, Chavanod, Poisy, Villaz, Argonay, Saint Martin, Bellevue, Groisy, Allonzier-la-Caille, Epagny, Metz-Tessy, Cran Gevrier, Genève, Saint julien en genevois , Sévrier, Saint Jorioz, Talloires, Duingt, Doussard, Veyrier, Sillingy, Rumilly, Aix les bains, Evires, Cruseilles, Thorens-Glières, La Roche sur Foron, Saint Pierre en Faucigny, Bonneville, Marignier, Thyez, Cluses, Annemasse, Reignier, Haute Savoie, Rhône Alpes, Chambéry, Grenoble du bonheur en barre, du bonheur en barres, Sophie Koubbi, Sophie du bonheur en barres

Je suis Sophie.
Thérapeute de couple, sexothérapeute et coach.
J’accompagne celles et ceux qui souhaitent comprendre ce qui se passe dans leur relation et en eux.
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