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zèbre, haut-potentiel, surreficient-mental, cerveau 5G

Haut-potentiel, surefficient, hypersensible, zèbre ou juste un cerveau qui capte la 5G ?

On me dit :
Que je me pose TROP de questions,
Que je réfléchis TROP,
Que je suis TROP sensible, TROP émotive, TROP fragile
Que je pleure TROP
Que je me complique TROP
Que je prends les choses TROP à cœur.

TROP, TROP, TROP… Mais on fait comment pour que ce soit juste ASSEZ ?

Je pense trop

Oui, mes pensées, mes émotions, et mes questions prennent de la place dans ma tête. J’adorerais faire autrement, mais c’est comment autrement ? 

Les autres, ils ont un bouton off ? Ou alors, ils pensent juste moins ? Mais leur cerveau fait quoi quand ils ne pensent pas ? Personnellement, mon cerveau pense en permanence. Il s’arrêtera quand je serais morte. Encore que… Je suis certaine, que je serais capable de me poser encore un tas de questions : pourquoi je suis là ? Il n’est pas un peu petit ce cercueil ? Et les autres dehors, ils font quoi ? Et moi maintenant, je fais quoi ?

Comme tu le vois, il y a un fourmillement constant de pensées dans ma tête. Je me balade d’une idée à une autre sans jamais vraiment stopper le flux. En fait, ça va trop vite là-haut. Je n’ai parfois même pas le temps de capter les pensées.

Alors quand j’ai vu les livres « Je pense trop » et « Je pense mieux » de Christel Petitcollin, je les ai dévorés.

Je me suis vraiment reconnue, j’ai même eu la sensation que l’auteur me connaissait mieux que moi. C’est pour ça que je tiens à te faire un résumé. J’ai enfin pu mettre des mots sur ce que je peux ressentir et vivre quotidiennement. Comme si enfin tout s’expliquait. 

Une histoire de mots

Ces deux livres parlent d’hypersensibilité et de surrefficience mentale. D’ailleurs, je déteste ce mot…  Surefficience… Déjà, je n’aime pas cette notion d’être « sur » quelque chose. Je ne suis « sur » rien du tout. À part peut-être sur une chaise !

La définition Larousse du mot efficience : « Capacité d’un individu ou d’un système de travail d’obtenir de bonnes performances dans un type de tâche donné. Efficacité. »

D’après cette définition, mon mental est efficace… C’est vrai, j’arrive à être efficace. Mais parfois, mon mental part dans une tornade de pensées. J’ai du mal à voir en quoi c’est efficace… Bref !

D’autres utilisent le terme de haut potentiel. Celui-là me semble pire encore ! Je ne me sens au-dessus de personne ! J’ai du potentiel au même titre qu’un autre. En fait, c’est simplement un fonctionnement différent du cerveau. À la limite, je préfère le terme de zèbre qu’utilise Jeanne Siaud Facchin. Un zèbre est un animal unique et indomptable. Mais comme le dit Christel Petit Colin, je ne suis pas que ça, il manque le côté chat pour ma délicatesse, l’acuité de mes sens et ma susceptibilité, l’aspect chameau pour mon endurance, le côté chien pour la fidélité à mon maître et l’aspect hamster, car il tourne vraiment beaucoup dans ma tête.

Bref, comme tu le vois, j’accorde beaucoup d’importance aux mots.

On peut reconnaître un « zèbre », via différents critères. Je te partage ce que je reconnais chez moi.

Signe physique

Physiquement, cela se traduit pour moi de différentes manières.

Je me mords les lèvres quand je fais quelque chose : conduire, cuisiner, porter un truc, n’importe quoi en fait.

J’ai très souvent les larmes aux yeux, et je ne peux pas les contenir quand elles sont là. Donc je fonds en larmes n’importe où, n’importe quand. Ça peut être gênant parfois.

Je m’excuse tout le temps, et quand on me le fait remarquer, je m’excuse de m’excuser.

Je suis toujours en train de faire quelque chose avec mes mains, jouer avec ma bague, toucher mes boucles d’oreilles, me frotter un œil… Pour cacher ma gêne quand je parle à quelqu’un.

Relations

J’ai souvent du mal à trouver ma place, dans ma famille, dans un groupe, dans la vie en général. Parfois, je me sens différente ou compliquée. (Celle qui se pose des questions, la fragile là, qui pleure tout le temps).

J’ai toujours détesté les soirées où il y a plein de monde, je n’arrive pas à communiquer, il y a trop de bruits, trop de choses dans mon champs de visions, la musique est trop forte, on ne peut pas avoir de vrai conversation et rester dans le « ça va ? Il fait beau ? et le boulot, en ce moment ? », ça me gonfle ! Moi ce que j’aime poser comme questions, c’est plutôt, c’est quoi qui est important pour toi en ce moment ? Comment tu te sens ? En fait, j’aime aller dans l’émotionnel et pas rester dans le factuel. Ça m’ennuie et ça me semble superficiel. J’ai toujours culpabilisé de ne pas aimer ce genre de soirées, alors je me suis forcée longtemps à y aller, à me sentir différente. Je ne comprenais pas pourquoi les autres s’amusaient et pas moi. Alors je me sentais même nulle, je me dévalorisais et au bout d’un moment, j’avais juste envie de fuir. Dans ces moments-là, je me sens en décalage avec les autres.

L’hyperesthésie

C’est avoir ses 5 sens très développés. Sauf que quand les sens sont toujours en éveil, on est aussi en état de vigilance constant. Un peu comme le chat qui est aux aguets en permanence.

Quand j’ai compris ce qu’était l’hyperesthésie, j’ai petit à petit fait le rapprochement avec ma vie.
C’est vrai que je reconnais très facilement une odeur ou un goût. Je suis rapidement dérangée quand la musique me semble trop forte. À l’extérieur, j’ai souvent une larmiche qui coule si je n’ai pas de lunettes. Je ne supporte pas l’odeur des parfums trop forts. Et quand j’ai mal coupé l’étiquette de mon T-shirt, ça me gratte et ça m’irrite, j’ai envie de l’arracher à la fin de la journée. 

Souvent, je fais attention à des petits détails qui peuvent paraître insignifiants, mais qui me permettent de comprendre les choses. Un peu à la Watson – l’acolyte de Sherlock Holmes. “Si tu as dit ça, et qu’en plus tu portes ça, et tu as posé ça là, c’est forcément que…” (je t’ai dit ça va très vite là-haut…)

Je suis capable de parler avec quelqu’un, tout en écoutant la conversation de deux personnes plus loin. J’adore faire ça…  Bon des fois, j’entends des choses que je ne comprends pas, et là je te dis pas comme ça tourne dans ma tête.

En fait, le cerveau des « zèbres » ne trie pas automatiquement les infos qu’il reçoit (sons,  odeurs, contact…). C’est à moi de faire le tri en mode manuel. Et ça me demande un effort constant.

L’hypersensibilité

Profil de l'hypersensible

En tant qu’hypersensible, je capte les émotions des autres. Je pleure dans un hall de gare quand je vois les gens se dire au revoir. Ces gens, je ne les connais pas hein ! Mais ça me fout le cafard de les voir se quitter. Je m’imagine leur vie, je me dis qu’ils vont se retrouver dans X temps, qu’entre temps, il va se passer telles et telles choses… Et ça me rend triste, car l’instant qu’ils vivent maintenant est magique et dans 10 sec, c’est finit chacun sera de son côté.

Je capte aussi les émotions dans la façon de parler, dans le non-verbal et c’est déstabilisant. Car parfois, les gens ne veulent pas m’exprimer leur désaccord ou leur agacement. Mais je le sens, c’est plus fort que moi.

Et comme je suis extrêmement susceptible, et ba après ça tourne encore et encore. Qu’est-ce que j’ai fait de mal… À quel moment je l’ai énervé(e)… Parce que oui ça vient forcément de moi. Je me sens toujours responsable de tout. 

Hypersensible c’est quand les émotions oscillent en permanence. Des très hauts et des très bas.

Dans les très hauts par contre c’est génial. Tout me semble magique. Je peux m’émerveiller et me sentir profondément heureuse pour des petites choses : un coucher de soleil, un pain au chocolat au ptit dej, un moment en bonne compagnie, juste le soleil qui brille…

L’hyperaffectivité

Je mets de l’affectif dans tout ce que je vis et fais. J’ai un gros besoin d’affection, d’encouragement, et d’être soutenue par les autres. Comme je me suis souvent sentie différente, cela a atteint ma confiance en moi et j’ai une grosse carence là dessus. Je suis très sensible au regard des autres et j’ai besoin d’être rassurée sur ce qu’ils pensent de moi.

L’hyperempathie

Je capte ce que ressentent les gens. Dans quels états émotionnels ils se trouvent. Et quand les autres me parlent de leur problème, j’ai parfois eu du mal à m’en détacher. J’ai appris à mettre cette bulle de protection autour de moi, mais il m’est arrivé de me sentir vidée quand les autres allaient mal. Je prenais cela très à cœur, autant que si ça me touchait personnellement. 

Cette empathie, je l’aime, grâce à elle, je fais attention aux autres, je sens quand ça ne va pas et je comprends. J’aime écouter et réconforter. Je suis bien, uniquement si les autres vont bien. 

Je déteste les manipulateurs ou les calculateurs, car je ne les comprends pas. La méchanceté gratuite, c’est inconcevable pour moi, ça n’a pas de sens. Je ne peux pas faire quelque chose qui n’a pas de sens pour moi. Si ça n’a pas de sens, ça n’a pas lieu d’être. 

Un cerveau droit très développé

Le cerveau droit, c’est celui qui est principalement dirigé par les émotions et l’affectif. Comme si ça passe par le cœur avant d’arriver au cerveau.

Du coup quand quelque chose ne va pas, ça ne va vraiment pas. Le cœur est entier et ne rationalise pas. Par contre quand tout va, là, c’est une vraie joie de vivre que je ressens. Je me vois comme un mélange de Joie et Tristesse dans Vice & Versa. Je switch de l’une à l’autre super rapidement. 

Différence cerveau droit / cerveau gauche

les différences des hémisphères gauches et droit.

Le cerveau gauche est rationnel, méthodique, logique. Il traite les données les unes après les autres. Le cerveau droit, lui est intuitif. Il perçoit les choses dans leur globalité avec une vision en arborescence. Il est émotionnel et donc irrationnel.

70 à 85% des gens ont une dominance de l’hémisphère gauche contre 15 à 30% qui ont une dominance de l’hémisphère droit. 

La pensée en arborescence

L'hypersensible pensée arborescenteQuand je pense à un problème, j’ai tout de suite en tête des tas de solutions qui me viennent. Je visualise le problème et les solutions sont des ramifications autour de ce problème. Du coup, j’arrive à choisir d’instinct la solution qui me semble la plus appropriée, même si je ne sais pas toujours expliquer pourquoi.

On m’a parfois reproché de prendre des décisions trop vite, mais pourtant elles sont réfléchies et filtrées par mon cœur. C’est juste qu’en voyant les choses dans leur globalité, ça me permet de réfléchir rapidement. C’est avec le cœur et l’instinct que je prends les meilleures décisions. Souvent, c’est quand je rajoute le mental là-dedans que tout se complique.

Quand je ne suis pas focus sur quelque chose. Mes pensées vont et viennent à une vitesse folle. À tel point que parfois, je me lève pour faire quelque chose, entre temps, j’ai pensé et fait 10 autres choses que je ne sais même plus pour quoi je me suis levée initialement. Dans ce cas-là, je retourne où j’étais au départ et cela me revient. 

Le multipotentiel

Le profil du multipotentielMon cerveau est pluritâche, je m’ennuie quand j’ai qu’un projet en tête. Il fonctionne beaucoup mieux quand j’en ai 5 en même temps et que le rythme est soutenu. Je me sens plus fatiguée et démotivée si j’ai moins de choses en tête. Quand il a du « bon grain à moudre » mon cerveau mouline vite et bien, je suis heureuse et sereine. S’il n’a pas assez de projets, il rumine, et je me sens triste et déprimée. C’est pour ça que j’ai besoin de projets. C’est juste pour alimenter mon cerveau avec du « bon grain utile ».

Pendant longtemps, je m’en suis voulu de papilloner, de commencer plein de choses et de ne pas tout terminer. En fait, j’ai besoin de comprendre comment fonctionne les choses, les gens… Une fois que j’ai compris, si cela m’intéresse réellement, je vais plus loin, sinon, je passe à autre chose. 

Du fait que mes pensées vont très vite, je passe rapidement d’un état d’esprit euphorique à un état d’esprit négatif. Le plus dur est de prendre le contrôle de ses pensées, de ralentir le flot. Quand j’écris, cela m’oblige à penser un peu moins vite, car très souvent, je n’ai pas le temps d’écrire toutes les pensées qui défilent dans ma tête. Si je veux tout écrire, je suis obligée de penser plus doucement. 

Faut que ça aille vite

“Vous avez eu cent fois l’occasion de le remarquer, vous avez une énergie hors du commun. Vous en faites bien plus que les autres en une seule journée et vous avez de plus l’impression frustrante de n’avoir rien fait. Le quotidien d’un normopensant vous exaspérerait par sa lenteur et son manque de contenu. Ne soyez plus sensible aux avis qui vous reprochent d’en faire trop et de ne pas tenir en place. Oui, vous êtes hyperactif au sens d’hyper dynamique. Alors, vivez au rythme qui vous convient à vous et ne vous souciez plus des critiques. Evidemment, ne demandez pas aux autres de vous suivre !”
Christel Petitcollin

Tu vas peut-être me prendre pour égoïste un peu narcissique mais déjà petite, je n’aimais pas travailler avec les autres… Je trouvais qu’ils allaient trop doucement. Je n’ai jamais trop osé l’avouer mais ça m’agaçait profondément. Au final, j’ai parfois remarqué que ça me ralentissait de travailler avec d’autres personnes. Tout s’explique enfin !

“Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.”
Proverbe africain

Des questions

Comme tu l’as compris, je me pose beaucoup de questions, sur moi, sur les autres, sur la vie, sur le pourquoi… Tout remettre en question tout le temps me fait vivre dans un monde insécure, en mouvement permanent et cela m’angoisse.
J’ai besoin de stabilité, mais mes pensées me déstabilisent et je ne parviens pas toujours à m’apporter cette stabilité.

Mon cerveau ne se pose pas naturellement dans le présent, il ressasse le passé et anticipe le futur.
Par exemple, quand je suis en vacances, j’ai du mal à profiter du moment, c’est quand je regarde les photos que je prends conscience que le moment était magique. Sur le coup, je n’y arrive pas. 

Je retiens si ça touche mon coeur

Je peux avoir une très bonne mémoire, si j’associe l’élément à une émotion, un détail, un son, une odeur, une couleur… Mon cerveau fonctionne par association.

À l’école, je réussissais dans une matière que si le professeur rendait le moment ludique et la matière intéressante. S’il raconte son cours froidement sans aucune émotion, je ne capte pas et je retourne dans mes pensées émotionnelles. J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à écouter certaines radios, car sans émotions, mon cerveau ne se fixe pas. C’est comme un bruit de fond pour moi. 

 

Dans cet article, j’ai essayé de te dire tout ce que ça fait pour moi d’avoir un cerveau qui tourne au rythme de la 5G ! J’ai sûrement oublié des choses, mais n’hésite pas à le commenter pour apporter ton avis, tes expériences ou ton ressentis là-dessus.

 

Pour aller plus loin

Une très chouette BD sur l’hypersensibilité

Lettre d’une hypersensible, à toi qui ne comprends pas toujours…

Un podcast pertinent 

Un article touchant d’un amoureux d’une zèbre

Un ancien article sur mon hyperémotivité

Commentaires (22)

  • Santino Eveline

    Bonjour, c est tellement évident tout ce que je viens de lire, enfin pour moi bien sûr, j ai l’impression que vous parlez de moi ! Cela me fait beaucoup de bien , c’est rassurant, on se sent moins seule , et du coup, cela va libérer un peu de place, à d’autres questions qui se bousculent dans ma tête. Je vous suis sur Instagram avec beaucoup de plaisir. Merci encore et prenez soin de vous.

    répondre
  • Rose Madder

    Je me reconnais totalement dans ce que tu écris
    Pour les souvenirs, par exemple, j’ai tout à fait compris le concept de Proust : à la recherche du temps perdu … mes souvenirs fonctionnent par synesthésie. Quand j’y pense je revis exactement le moment avec les 5 sens et les émotions. Tout y est les sons, les odeurs, les couleurs vives ou pas, la luminosité, le toucher, le goût …
    Moi aussi je fais plusieurs choses à la fois et exactement comme toi je me lève pour faire un truc, j’en profite pour en faire plein d’autre donc je dois revenir en arrière pour me rappeler pourquoi je m’étais levée au départ
    Je suis curieuse de tout et j’aime aussi avoir plusieurs projets en tête
    Merci pour ce super article .. j’ai l’impression que tu étais dans ma tête .. je me sens moins seule
    Bises
    Rose

    répondre
  • Nico Péaud

    Wow. Exactement pareil pour moi. Bravo pour ton article, et du coup merci d’avoir apaiser ma solitude pendant un moment
    À bientôt !

    répondre
  • Poubi

    Je viens de vous lire.
    Quelles sont les aides possibles pour aider ces personnes comme vous ?
    Merci

    répondre
    • Céline

      Bonjour. Je faisais une recherche sur « pourquoi mon cerveau ne s’arrête jamais de penser et de fourmilier » quand je suis tombée sur cet article.
      C’était il y a 10mn et depuis je suis noyée dans mes larmes. Je ne sais pas pourquoi je pleure mais je sais que ton article vient de resonner en moi en faisant un bruit énorme !
      J’ai 40 ans depuis peu. J’ai toujours été passionné par tout ce qui est nouveau pour moi, et il arrive que cette nouvelle chose que j’apprends me donne envie de continuer dans cette voie. Mais souvent, une fois que j’ai appris et fait le tour de la question, je laisse tomber. Je suis une bricoleuse dans l’âme alors imagine mon bureau débordant de tous genre de matériels, papiers, matériaux, post-it, idées griffonnées sur un bout de papier, etc.
      J’ai été assistante de direction pendant de nombreuses années, un peu malgré moi. Pour quelle raison ? Simplement parce que j’ai été incapable au moment de mes études de faire un choix sur ce que je voulais devenir. J’étais attirée par trop de cursus, mais apeurée par les études à faire. Je m’ennuyais à l’école, mes résultats n’étaient pas à la hauteur de la quantité de travail que je fournissais et ça m’a découragée. J’ai donc choisi cette voie mais je me suis très vite ennuyée dans tous les postes qu’on ma confié.
      Et souvent, plutôt que d’obtenir la reconnaissance de mes supérieurs pour la qualité de mon travail, on me reprochait mon côté trop perfectionniste.
      Et puis un jour, avec mon mari et mes enfants, on a déménagé à l’autre bout du monde avec l’idée d’un changement de vie radical. Depuis, j’ai créé ma TPE et je fabrique des bijoux. Je travaille seule, en suivant mon feeling, je travaille avec mon cœur et mon perfectionnisme est aujourd’hui mon meilleur allié. C’est une belle revanche pour moi car le côté pro aujourd’hui est enfin un sujet pour lequel je suis sereine.
      Mais pour le reste… Je suis fatiguée de penser tout le temps, d’avoir un cerveau qui tire plus vite son ombre, de ne pas être capable de poser une idée à la fois, de souffrir pour les autres et d’être toujours le bon Samaritain. Je suis fatiguée d’être toujours à la recherche de reconnaissance pour ce que je fais/suis parce que je ne m’aime pas moi-même assez.
      En fait, j’avance et même bien, je trouve (probablement grâce à mon mari qui est à mes côtés depuis tellement longtemps !) mais j’ai toujours cette impression de n’être pas assez bien…
      Et puis voilà que je réalise aussi en te lisant que mes 2 filles que je peine souvent à comprendre sont comme ça aussi, en fait.
      Tes mots viennent de changer quelque chose en moi. Peut-être parce que tout ce que tu écris semble être écrit pour moi.
      Merci ! Me reste plus qu’à en faire bon usage…

      répondre
  • Cynthia

    Waoo j’ai l’impression d’avoir écrit cet article… Mais non ce n’est pas moi mais c’est impressionnant ! J’étais en pleine recherche sur le pourquoi du comment de mes émotions “trop” développé. Pourquoi je me complique la vie ? Pourquoi je passe pas à autre chose tant que je n’ai pas tout compris ? Bref pourquoi pourquoi quoi ? Et je tombe sur cet article qui m’a fait un bien fou car justement je me croyais folle… Depuis toujours je suis comme ça mais c’est temps ci je le montre plus et mon entourage n’arrête pas de dire “mais tu mouline trop c’est un vrai bordel dans ta tête” il n’ont pas tord mais je ne sais pas faire autrement. J’écris aussi pour ralentir ce vélo quand il est en surchauffe sur du négatif et ça me soulage un temps. Pour le positif je suis en kiff total de tout calculer donc je l’allimente.
    Je voudrais que mon entourage comprenne tout ça mais c’est compliqué de l’expliquer… Mais à ce qui auront l’envie de me comprendre je leur ferai lire ce texte qui me paraît ultra clair. Il n’y a que sur les 5 sens que je ne me reconnais pas… A moi de chercher cogiter maintenant … Le pourquoi ?

    répondre
  • daniel Orsucci

    Bonjour.

    Après lecture, je me sens moins seul.
    Mon cerveau va lui aussi trop vite.
    J’ai beaucoup de mal à contrôler le flux rapide.
    Je ne supporte plus grand chose. Ces choses qui compliquent la vie des gens me semble puériles. Les solutions sont si évidentes pour moi et ces personnes tergiverser…..cela gonfle et me fatigue.

    répondre
  • Faure

    Bonsoir, actuellement entrain de lire « Je penses trop » j’ai voulu pousser une interrogation sur google. Oui parce que je poses pleins de questions à google, mais j’ai décidé d’acheter ce livre qui m’éclairerait davantage. Du coup je suis tombée sur votre post, qui est juste top. Ça m’as réconfortée un peu plus sûr le fait que je suis pas folle.. Voilà j’ai 19 ans, et depuis petite je ressens cet état d’âme si je puis dire. Donc effectivement moi aussi j’ai des pensées permanentes, totalement bercées par mes émotions et mes ressentis. Moi je peux dire que je baigne plus dans la tristesse que dans la joie, mais attention, j’ai la joie de vivre. C’est juste que moi dans ma tête y’a beaucoup de tristesse, beaucoup de choses qui m’affecte et comme je suis hypersensible, ça n’arrange rien. Par exemple je peux penser au décès de ma grand mère qu’il y a eu en avril. Évidement cette pensée va me rendre triste, mais encore, après je vais penser à mon pauvre grand père qui se retrouve seul, ensuite je pense que je ne lui rend pas assez visite (j’y vais 1 fois par semaine) et là, encore, je suis entrain de me justifier. J’ai raté mes études parce que je n’arrivais jamais à me concentrer à cause de mes pensées permanentes, c’est trop usant, alors oui quand j’étais petite ça rentrait totalement normalement dans ma tête, je lisais avant les autres, beaucoup de créativités, mais ensuite c’était plus la même, je me butais à plusieurs détails puisque de toute manière mon cerveau commente tout !! Mais le pire c’est que quand mon brouhaha me laissait tranquille, j’arrivais à capter des choses, mais uniquement à les capter, pas les comprendre..Vraiment moi ça m’as usé jusqu’à présent mais voilà je vais m’instruire de ce livre, j’achèterais « mieux penser » et voilà je vais recommencer mon petit chemin dans ma tête un peu plus sereinement. Parce que je suppose que ça sera a vie, je vais vivre comme ça jusqu’à ma mort.. ma mort.. j’ai pas envie de mourir, ça me hante ça aussi. Enfin, sans doute un commentaire un peu flou mais en tout cas, merci pour ce post, j’ai pris plaisir à lire et je vais le partager à des proches.

    répondre
    • C

      J’ai 18 ans et je me ressens autant dans ton commentaire que dans l’article. Ce qui y est dit c’est moi c’est ma vie. J’en ai ras le bol de m’adapter aux autres, sans cesse dans à me courber, de contenter les attentes scolaires ou sociétales. J’ai parfois envie de tout faire péter et de partir, me libérer de la pression de devoir être autre chose que ce que je suis. Mais parfois c’est surtout de ma tête que j’ai envie de me libérer. C’est pas possible de penser sans cesse sans exploser. Sans compter que le corona et le confinement je vis terriblement mal avec ces pensées arborescentes et négatives. Fin bref, je me ressens aussi dans la peur de la mort. Moi aussi le concept me pose question si j’ose dire…Ainsi que la vieillesse qui me pétrifie: cette dégradation permanente du corps. En tout cas si tu veux échanger, car c’est difficile de trouver dans son entourage une personne similaire, et bien je suis là 🙂

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  • Robinson

    Bonsoir,

    Je trouves certains éléments assez banaux et communs cependant certains plus prononcés et rares me ressemblent énormément.

    J’avoue ne pas savoir quoi penser de cette découverte. Est-il bon au fond d’avoir cette faculté en plus qui si on regarde la grande majorité des personnes la possédant finissent par s’en épuiser.

    D’avoir ce sentiment de différence profond est pas toujours simple surtout lorsque l’on est jeune.

    Merci pour ce petit article plutôt bien référencé!

    Et désolé pour les fautes

    répondre
    • Mp

      Coucou,
      Je suis en pleine crise de je sais pas quoi
      J’ai écrit comment faire quand ça va trop vite dans ma tête et je suis tombée sur toi Sophie. Je n’ai pas encore parcouru ton site mais comme j’ai besoin d’aide j’ai l’impression d’avoir toqué à la bonne porte…

      Pendant longtemps je pensais que je ne pensais pas (lol) que j’étais dans la contemplation et le moment présent.

      Après j’ai compris que c’était peut être parceque je pensais trop vite et que je n’arrivais pas à formuler / comprendre mes pensées

      Et ce soir, en plein lucidité et sans l’aide d’aucune molécule, je hurle, je frappe je gribouille à en avoir mal à la main.

      Mes pensées vont trop vite, elles sont peut être coincées en boucle dans ma tête… j’en sais rien vu que je les comprends pas.

      Ça va trop vite
      Comme un manège qui s’emballe
      Je veux pas le ralentir, ça me dérange pas
      Je veux le comprendre, mon cerveau.

      Bisous à tous

      répondre
  • Hichem

    Salut, je tombe sur ton article après avoir fait une recherche sur comment moins penser et je me vois complètement dans ta description et plus encore j’ai reconnu ma femme qui l’est certainement un peut plus que moi par le fait qu’effectivement elle est hypersensible à la beauté de certaine chose et son hypersensibilité (chose que j’ai toujours refoulé chez moi par peur de paraître trop ”fragile au yeux des autres” même si depuis quelques semaines j’ai décidé d’arrêter de me “brider” et effectivement j’apprécie beaucoup plus les choses et la vie d’une certaine manière ) cependant je n’est pas lu les livres que tu as présenté au début, à tu trouvé la solution pour réfléchir moins ? Ou trouvé une manière de canaliser toutes ces réflexions ? Je suis très fatiguée mentalement et je n’arrive pas a me concentrer quand je fait une activité importante. Dont une bien précise, qui demande vraiment beaucoup de calme et concentration (chose qui ne sont pas compatibles quand tu réfléchis trop car le calme entraîne les réflexions). Bref, c’était un plaisir de te lire et j’espère que tu pourra/sauras me répondre. Merci à toi

    répondre
  • Freesia

    Une expression me vient pour me décrire, mettre la charrue avant les bœufs ? !!! Je suis déjà dans l’après quand les autres sont encore sur le problème à résoudre. Je m’ennuie dans mon travail comme je m’ennuiait déjà à l’école. La lenteur d’esprit de certains m’exaspère. Et je suis une éponge à sentiment. Je ressens l’ambiance, l’émotion, l’humeur des autres. Je devance les interrogations des autres, “mais tu ne m’as pas laissé finir ma phrase…”!!! C’est inutile car je pressens ce que l’on me demande…. Mon odorat et mon ouïe sont au top…. Bref je me suis toujours sentie en décalage par rapport aux autres. J’ai 47 ans; Et les chiens ne faisant pas des chats, ma fille a les mêmes “caractéristiques” .. Je voudrais lui épargner les remarques, les échecs… J’adore sa maitresse de primaire (cm2) qui m’a dit que ma fille a une réflexion, vision différente mais qui enrichie la classe. Le fait qu’elle semble ne pas écouter et gribouiller en classe, ne la dérange pas car ses excellents résultats scolaires sont là pour prouver le contraire. Sa maitresse l’accepte mais comme elle le dit si bien au collège sa “différence” sera peut-être moins tolérer. Et cela me fait immensément peur; Je me rappelle un souvenir de primaire ou l’instituteur m’avait assené un violent coup sur la tête car je regardais dehors au lieu d’avoir les yeux rivés sur le tableau….. après j’ai joué au mimétisme…. Car il ne suffit pas de mettre un nom sur une particularité, il faut ensuite accompagner mais comment ? merci de vos lumières

    répondre
  • Pamela

    Wouah je me retrouve totalement. Enfin je mets des mots sur tout ça. Ça me rassure de ne pas être seule et de pouvoir mettre un nom sur toutes ces choses qui me caractérise et qui me perturbais autant et que j’essaye de cacher. Merci

    répondre
  • Cédric

    Bonjour, on m’avait dit il y a quelques temps que j’étais haut potentiel. J’ai fini par faire des recherches et hier soir en découvrant la vidéo youtube de David Lefrançois cela a décrit totalement celui que je suis et ce que je vis au quotidien. Le titre de la vidéo “L’enfer des hauts potentiels” est d’ailleurs bien choisi. Cet article n’a fait que confirmer mon ressenti. Ce cerveau qui tourne en permanence, cette hypersensibilité, ce yoyo émotionnel avec ces jours avec et ces jours sans (sans comprendre pourquoi / sans raison apparente), et j’en passe… sont très énergivores, et tout cela est très usant mentalement / moralement. J’aimerais tant trouver LA solution pour soulager tout cela, vivre plus sereinement, plus paisiblement. Alors je finirai par deux choses. La première, si certain(e)s sont dans mon cas et veulent échanger je suis partant, je sais ô combien ça peut faire du bien d’en parler à celles et ceux qui le vivent, et qui sont le plus à même de le comprendre. La seconde, est-ce que des pratiques comme la respiration et la méditation peuvent suffire à soulager ce phénomène ? ou faut-il pousser plus loin ? thérapie comportementale, cognitive et émotionnelle ? hypnose ? autre ? Merci d’avance pour votre retour.

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