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zèbre, haut-potentiel, surreficient-mental, cerveau 5G

Haut-potentiel, surefficient, hypersensible, zèbre ou juste un cerveau qui capte la 5G ?

On me dit :
Que je me pose TROP de questions,
Que je réfléchis TROP,
Que je suis TROP sensible, TROP émotive, TROP fragile
Que je pleure TROP
Que je me complique TROP
Que je prends les choses TROP à cœur.

TROP, TROP, TROP… Mais on fait comment pour que ce soit juste ASSEZ ?

Je pense trop

Oui, mes pensées, mes émotions, et mes questions prennent de la place dans ma tête. J’adorerais faire autrement, mais c’est comment autrement ? 

Les autres, ils ont un bouton off ? Ou alors, ils pensent juste moins ? Mais leur cerveau fait quoi quand ils ne pensent pas ? Personnellement, mon cerveau pense en permanence. Il s’arrêtera quand je serais morte. Encore que… Je suis certaine, que je serais capable de me poser encore un tas de questions : pourquoi je suis là ? Il n’est pas un peu petit ce cercueil ? Et les autres dehors, ils font quoi ? Et moi maintenant, je fais quoi ?

Comme tu le vois, il y a un fourmillement constant de pensées dans ma tête. Je me balade d’une idée à une autre sans jamais vraiment stopper le flux. En fait, ça va trop vite là-haut. Je n’ai parfois même pas le temps de capter les pensées.

Alors quand j’ai vu les livres « Je pense trop » et « Je pense mieux » de Christel Petitcollin, je les ai dévorés.

Je me suis vraiment reconnue, j’ai même eu la sensation que l’auteur me connaissait mieux que moi. C’est pour ça que je tiens à te faire un résumé. J’ai enfin pu mettre des mots sur ce que je peux ressentir et vivre quotidiennement. Comme si enfin tout s’expliquait. 

Une histoire de mots

Ces deux livres parlent d’hypersensibilité et de surrefficience mentale. D’ailleurs, je déteste ce mot…  Surefficience… Déjà, je n’aime pas cette notion d’être « sur » quelque chose. Je ne suis « sur » rien du tout. À part peut-être sur une chaise !

La définition Larousse du mot efficience : « Capacité d’un individu ou d’un système de travail d’obtenir de bonnes performances dans un type de tâche donné. Efficacité. »

D’après cette définition, mon mental est efficace… C’est vrai, j’arrive à être efficace. Mais parfois, mon mental part dans une tornade de pensées. J’ai du mal à voir en quoi c’est efficace… Bref !

D’autres utilisent le terme de haut potentiel. Celui-là me semble pire encore ! Je ne me sens au-dessus de personne ! J’ai du potentiel au même titre qu’un autre. En fait, c’est simplement un fonctionnement différent du cerveau. À la limite, je préfère le terme de zèbre qu’utilise Jeanne Siaud Facchin. Un zèbre est un animal unique et indomptable. Mais comme le dit Christel Petit Colin, je ne suis pas que ça, il manque le côté chat pour ma délicatesse, l’acuité de mes sens et ma susceptibilité, l’aspect chameau pour mon endurance, le côté chien pour la fidélité à mon maître et l’aspect hamster, car il tourne vraiment beaucoup dans ma tête.

Bref, comme tu le vois, j’accorde beaucoup d’importance aux mots.

On peut reconnaître un « zèbre », via différents critères. Je te partage ce que je reconnais chez moi.

Signe physique

Physiquement, cela se traduit pour moi de différentes manières.

Je me mords les lèvres quand je fais quelque chose : conduire, cuisiner, porter un truc, n’importe quoi en fait.

J’ai très souvent les larmes aux yeux, et je ne peux pas les contenir quand elles sont là. Donc je fonds en larmes n’importe où, n’importe quand. Ça peut être gênant parfois.

Je m’excuse tout le temps, et quand on me le fait remarquer, je m’excuse de m’excuser.

Je suis toujours en train de faire quelque chose avec mes mains, jouer avec ma bague, toucher mes boucles d’oreilles, me frotter un œil… Pour cacher ma gêne quand je parle à quelqu’un.

Relations

J’ai souvent du mal à trouver ma place, dans ma famille, dans un groupe, dans la vie en général. Parfois, je me sens différente ou compliquée. (Celle qui se pose des questions, la fragile là, qui pleure tout le temps).

J’ai toujours détesté les soirées où il y a plein de monde, je n’arrive pas à communiquer, il y a trop de bruits, trop de choses dans mon champs de visions, la musique est trop forte, on ne peut pas avoir de vrai conversation et rester dans le « ça va ? Il fait beau ? et le boulot, en ce moment ? », ça me gonfle ! Moi ce que j’aime poser comme questions, c’est plutôt, c’est quoi qui est important pour toi en ce moment ? Comment tu te sens ? En fait, j’aime aller dans l’émotionnel et pas rester dans le factuel. Ça m’ennuie et ça me semble superficiel. J’ai toujours culpabilisé de ne pas aimer ce genre de soirées, alors je me suis forcée longtemps à y aller, à me sentir différente. Je ne comprenais pas pourquoi les autres s’amusaient et pas moi. Alors je me sentais même nulle, je me dévalorisais et au bout d’un moment, j’avais juste envie de fuir. Dans ces moments-là, je me sens en décalage avec les autres.

L’hyperesthésie

C’est avoir ses 5 sens très développés. Sauf que quand les sens sont toujours en éveil, on est aussi en état de vigilance constant. Un peu comme le chat qui est aux aguets en permanence.

Quand j’ai compris ce qu’était l’hyperesthésie, j’ai petit à petit fait le rapprochement avec ma vie.
C’est vrai que je reconnais très facilement une odeur ou un goût. Je suis rapidement dérangée quand la musique me semble trop forte. À l’extérieur, j’ai souvent une larmiche qui coule si je n’ai pas de lunettes. Je ne supporte pas l’odeur des parfums trop forts. Et quand j’ai mal coupé l’étiquette de mon T-shirt, ça me gratte et ça m’irrite, j’ai envie de l’arracher à la fin de la journée. 

Souvent, je fais attention à des petits détails qui peuvent paraître insignifiants, mais qui me permettent de comprendre les choses. Un peu à la Watson – l’acolyte de Sherlock Holmes. “Si tu as dit ça, et qu’en plus tu portes ça, et tu as posé ça là, c’est forcément que…” (je t’ai dit ça va très vite là-haut…)

Je suis capable de parler avec quelqu’un, tout en écoutant la conversation de deux personnes plus loin. J’adore faire ça…  Bon des fois, j’entends des choses que je ne comprends pas, et là je te dis pas comme ça tourne dans ma tête.

En fait, le cerveau des « zèbres » ne trie pas automatiquement les infos qu’il reçoit (sons,  odeurs, contact…). C’est à moi de faire le tri en mode manuel. Et ça me demande un effort constant.

L’hypersensibilité

En tant qu’hypersensible, je capte les émotions des autres. Je pleure dans un hall de gare quand je vois les gens se dire au revoir. Ces gens, je ne les connais pas hein ! Mais ça me fout le cafard de les voir se quitter. Je m’imagine leur vie, je me dis qu’ils vont se retrouver dans X temps, qu’entre temps, il va se passer telles et telles choses… Et ça me rend triste, car l’instant qu’ils vivent maintenant est magique et dans 10 sec, c’est finit chacun sera de son côté.

Je capte aussi les émotions dans la façon de parler, dans le non-verbal et c’est déstabilisant. Car parfois, les gens ne veulent pas m’exprimer leur désaccord ou leur agacement. Mais je le sens, c’est plus fort que moi.

Et comme je suis extrêmement susceptible, et ba après ça tourne encore et encore. Qu’est-ce que j’ai fait de mal… À quel moment je l’ai énervé(e)… Parce que oui ça vient forcément de moi. Je me sens toujours responsable de tout. 

Hypersensible c’est quand les émotions oscillent en permanence. Des très hauts et des très bas.

Dans les très hauts par contre c’est génial. Tout me semble magique. Je peux m’émerveiller et me sentir profondément heureuse pour des petites choses : un coucher de soleil, un pain au chocolat au ptit dej, un moment en bonne compagnie, juste le soleil qui brille…

L’hyperaffectivité

Je mets de l’affectif dans tout ce que je vis et fais. J’ai un gros besoin d’affection, d’encouragement, et d’être soutenue par les autres. Comme je me suis souvent sentie différente, cela a atteint ma confiance en moi et j’ai une grosse carence là dessus. Je suis très sensible au regard des autres et j’ai besoin d’être rassurée sur ce qu’ils pensent de moi.

L’hyperempathie

Je capte ce que ressentent les gens. Dans quels états émotionnels ils se trouvent. Et quand les autres me parlent de leur problème, j’ai parfois eu du mal à m’en détacher. J’ai appris à mettre cette bulle de protection autour de moi, mais il m’est arrivé de me sentir vidée quand les autres allaient mal. Je prenais cela très à cœur, autant que si ça me touchait personnellement. 

Cette empathie, je l’aime, grâce à elle, je fais attention aux autres, je sens quand ça ne va pas et je comprends. J’aime écouter et réconforter. Je suis bien, uniquement si les autres vont bien. 

Je déteste les manipulateurs ou les calculateurs, car je ne les comprends pas. La méchanceté gratuite, c’est inconcevable pour moi, ça n’a pas de sens. Je ne peux pas faire quelque chose qui n’a pas de sens pour moi. Si ça n’a pas de sens, ça n’a pas lieu d’être. 

Un cerveau droit très développé

Le cerveau droit, c’est celui qui est principalement dirigé par les émotions et l’affectif. Comme si ça passe par le cœur avant d’arriver au cerveau.

Du coup quand quelque chose ne va pas, ça ne va vraiment pas. Le cœur est entier et ne rationalise pas. Par contre quand tout va, là, c’est une vraie joie de vivre que je ressens. Je me vois comme un mélange de Joie et Tristesse dans Vice & Versa. Je switch de l’une à l’autre super rapidement. 

Différence cerveau droit / cerveau gauche

les différences des hémisphères gauches et droit.

Le cerveau gauche est rationnel, méthodique, logique. Il traite les données les unes après les autres. Le cerveau droit, lui est intuitif. Il perçoit les choses dans leur globalité avec une vision en arborescence. Il est émotionnel et donc irrationnel.

70 à 85% des gens ont une dominance de l’hémisphère gauche contre 15 à 30% qui ont une dominance de l’hémisphère droit. 

La pensée en arborescence

L'hypersensible pensée arborescenteQuand je pense à un problème, j’ai tout de suite en tête des tas de solutions qui me viennent. Je visualise le problème et les solutions sont des ramifications autour de ce problème. Du coup, j’arrive à choisir d’instinct la solution qui me semble la plus appropriée, même si je ne sais pas toujours expliquer pourquoi.

On m’a parfois reproché de prendre des décisions trop vite, mais pourtant elles sont réfléchies et filtrées par mon cœur. C’est juste qu’en voyant les choses dans leur globalité, ça me permet de réfléchir rapidement. C’est avec le cœur et l’instinct que je prends les meilleures décisions. Souvent, c’est quand je rajoute le mental là-dedans que tout se complique.

Quand je ne suis pas focus sur quelque chose. Mes pensées vont et viennent à une vitesse folle. À tel point que parfois, je me lève pour faire quelque chose, entre temps, j’ai pensé et fait 10 autres choses que je ne sais même plus pour quoi je me suis levée initialement. Dans ce cas-là, je retourne où j’étais au départ et cela me revient. 

Le multipotentiel

Le profil du multipotentielMon cerveau est pluritâche, je m’ennuie quand j’ai qu’un projet en tête. Il fonctionne beaucoup mieux quand j’en ai 5 en même temps et que le rythme est soutenu. Je me sens plus fatiguée et démotivée si j’ai moins de choses en tête. Quand il a du « bon grain à moudre » mon cerveau mouline vite et bien, je suis heureuse et sereine. S’il n’a pas assez de projets, il rumine, et je me sens triste et déprimée. C’est pour ça que j’ai besoin de projets. C’est juste pour alimenter mon cerveau avec du « bon grain utile ».

Pendant longtemps, je m’en suis voulu de papilloner, de commencer plein de choses et de ne pas tout terminer. En fait, j’ai besoin de comprendre comment fonctionne les choses, les gens… Une fois que j’ai compris, si cela m’intéresse réellement, je vais plus loin, sinon, je passe à autre chose. 

Du fait que mes pensées vont très vite, je passe rapidement d’un état d’esprit euphorique à un état d’esprit négatif. Le plus dur est de prendre le contrôle de ses pensées, de ralentir le flot. Quand j’écris, cela m’oblige à penser un peu moins vite, car très souvent, je n’ai pas le temps d’écrire toutes les pensées qui défilent dans ma tête. Si je veux tout écrire, je suis obligée de penser plus doucement. 

Faut que ça aille vite

“Vous avez eu cent fois l’occasion de le remarquer, vous avez une énergie hors du commun. Vous en faites bien plus que les autres en une seule journée et vous avez de plus l’impression frustrante de n’avoir rien fait. Le quotidien d’un normopensant vous exaspérerait par sa lenteur et son manque de contenu. Ne soyez plus sensible aux avis qui vous reprochent d’en faire trop et de ne pas tenir en place. Oui, vous êtes hyperactif au sens d’hyper dynamique. Alors, vivez au rythme qui vous convient à vous et ne vous souciez plus des critiques. Evidemment, ne demandez pas aux autres de vous suivre !”
Christel Petitcollin

Tu vas peut-être me prendre pour égoïste un peu narcissique mais déjà petite, je n’aimais pas travailler avec les autres… Je trouvais qu’ils allaient trop doucement. Je n’ai jamais trop osé l’avouer mais ça m’agaçait profondément. Au final, j’ai parfois remarqué que ça me ralentissait de travailler avec d’autres personnes. Tout s’explique enfin !

“Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.”
Proverbe africain

Des questions

Comme tu l’as compris, je me pose beaucoup de questions, sur moi, sur les autres, sur la vie, sur le pourquoi… Tout remettre en question tout le temps me fait vivre dans un monde insécure, en mouvement permanent et cela m’angoisse.
J’ai besoin de stabilité, mais mes pensées me déstabilisent et je ne parviens pas toujours à m’apporter cette stabilité.

Mon cerveau ne se pose pas naturellement dans le présent, il ressasse le passé et anticipe le futur.
Par exemple, quand je suis en vacances, j’ai du mal à profiter du moment, c’est quand je regarde les photos que je prends conscience que le moment était magique. Sur le coup, je n’y arrive pas. 

Je retiens si ça touche mon coeur

Je peux avoir une très bonne mémoire, si j’associe l’élément à une émotion, un détail, un son, une odeur, une couleur… Mon cerveau fonctionne par association.

À l’école, je réussissais dans une matière que si le professeur rendait le moment ludique et la matière intéressante. S’il raconte son cours froidement sans aucune émotion, je ne capte pas et je retourne dans mes pensées émotionnelles. J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à écouter certaines radios, car sans émotions, mon cerveau ne se fixe pas. C’est comme un bruit de fond pour moi. 

 

Dans cet article, j’ai essayé de te dire tout ce que ça fait pour moi d’avoir un cerveau qui tourne au rythme de la 5G ! J’ai sûrement oublié des choses, mais n’hésite pas à le commenter pour apporter ton avis, tes expériences ou ton ressentis là-dessus.

 

Pour aller plus loin

Une très chouette BD sur l’hypersensibilité

Lettre d’une hypersensible, à toi qui ne comprends pas toujours…

Un podcast pertinent 

Un article touchant d’un amoureux d’une zèbre

Un ancien article sur mon hyperémotivité

Commentaires (10)

  • Santino Eveline

    Bonjour, c est tellement évident tout ce que je viens de lire, enfin pour moi bien sûr, j ai l’impression que vous parlez de moi ! Cela me fait beaucoup de bien , c’est rassurant, on se sent moins seule , et du coup, cela va libérer un peu de place, à d’autres questions qui se bousculent dans ma tête. Je vous suis sur Instagram avec beaucoup de plaisir. Merci encore et prenez soin de vous.

    répondre
  • Rose Madder

    Je me reconnais totalement dans ce que tu écris
    Pour les souvenirs, par exemple, j’ai tout à fait compris le concept de Proust : à la recherche du temps perdu … mes souvenirs fonctionnent par synesthésie. Quand j’y pense je revis exactement le moment avec les 5 sens et les émotions. Tout y est les sons, les odeurs, les couleurs vives ou pas, la luminosité, le toucher, le goût …
    Moi aussi je fais plusieurs choses à la fois et exactement comme toi je me lève pour faire un truc, j’en profite pour en faire plein d’autre donc je dois revenir en arrière pour me rappeler pourquoi je m’étais levée au départ
    Je suis curieuse de tout et j’aime aussi avoir plusieurs projets en tête
    Merci pour ce super article .. j’ai l’impression que tu étais dans ma tête .. je me sens moins seule
    Bises
    Rose

    répondre
  • Nico Péaud

    Wow. Exactement pareil pour moi. Bravo pour ton article, et du coup merci d’avoir apaiser ma solitude pendant un moment
    À bientôt !

    répondre
  • Poubi

    Je viens de vous lire.
    Quelles sont les aides possibles pour aider ces personnes comme vous ?
    Merci

    répondre
  • Cynthia

    Waoo j’ai l’impression d’avoir écrit cet article… Mais non ce n’est pas moi mais c’est impressionnant ! J’étais en pleine recherche sur le pourquoi du comment de mes émotions “trop” développé. Pourquoi je me complique la vie ? Pourquoi je passe pas à autre chose tant que je n’ai pas tout compris ? Bref pourquoi pourquoi quoi ? Et je tombe sur cet article qui m’a fait un bien fou car justement je me croyais folle… Depuis toujours je suis comme ça mais c’est temps ci je le montre plus et mon entourage n’arrête pas de dire “mais tu mouline trop c’est un vrai bordel dans ta tête” il n’ont pas tord mais je ne sais pas faire autrement. J’écris aussi pour ralentir ce vélo quand il est en surchauffe sur du négatif et ça me soulage un temps. Pour le positif je suis en kiff total de tout calculer donc je l’allimente.
    Je voudrais que mon entourage comprenne tout ça mais c’est compliqué de l’expliquer… Mais à ce qui auront l’envie de me comprendre je leur ferai lire ce texte qui me paraît ultra clair. Il n’y a que sur les 5 sens que je ne me reconnais pas… A moi de chercher cogiter maintenant … Le pourquoi ?

    répondre

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